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L’opération, deux semaines plus tard.

Vous êtes plusieurs à me le demander : oui je vais bien. Merci du fond du cœur ! 🙂

Un peu gêné, on me demande quelle opération bariatrique j’ai reçue et ceci me fera plaisir de vous parler de mon parcours depuis 2 semaines.

L’opération

Crédit : Institut universitaire de cardiologie et de pneumonie de Québec

J’ai eu l’opération dérivation biliopancréatique (DBP). Ceci consiste en une opération en deux grands segments. Le premier est qu’on retire ¾ de mon estomac en ne laissant qu’une partie représentant une petite banane. Le but est de limiter la quantité d’aliments à son entrée. Éventuellement, d’ici 2 ans, je pourrais consommer un petit repas normal. L’estomac étant un muscle, il peut s’étirer, mais au début ceci est très douloureux, ce pourquoi il est important de ne rien forcer.

Le deuxième segment consiste à dévier l’intestin afin de créer de la mal absorption au terme calorifique. Ceci consiste donc à faire descendre plus rapidement les aliments vers le gros intestin. Un 100 cm est lié conjointement avec l’anse biliopancréatique qui permet la digestion dans l’intestin.

L’opération s’est faite par laparoscopie. En gros j’ai 6 trous à des endroits variables sur l’abdomen et cette méthodologie ne laisse pas de grosses cicatrices. Quelle chance!

L’alimentation

Cette opération fait donc perdre beaucoup de poids au début dans le but de le stabiliser naturellement au bout de 2 ans. Les trois premiers mois sont cruciaux : nous recommençons à nous nourrir comme des bébés. La première semaine, nous parlons de céréale pour bébé, soupe très lisse, yogourt sans morceau, etc.

La deuxième semaine, nous somme davantage en purée, tous les légumes et les viandes. Mon premier œuf brouillé a été d’une jouissance, vous ne pouvez pas savoir. 🙂

L’objectif est de réintégrer tous les aliments dans un ordre précis afin de faciliter leur intégration. L’intestin et l’estomac, après une telle opération, enflent et laissent passer les aliments très doucement, comme si vous mangiez avec une paille.

Retour à la maison

En ce moment, tout se passe assez bien pour moi.

Les aliments passent bien en les mangeant. Mon plus gros problème est au niveau de l’énergie, car je suis en carence constante. Je dis à la blague que je suis comme un vieux téléphone : je ne tiens pas ma charge longtemps. Aussi, sortir dans les endroits qui demandent beaucoup d’interaction épuise très très vite (genre mois d’une heure) et c’est assez long de remonter mon énergie. Il m’est arrivé d’avoir des nausées par épuisement, qui ont durées assez longtemps.

Aussi, je ne peux pas, avant un mois, soulevé des objets de plus de 10 livres, car ceci peut causé des déchirures aux cicatrices : on ne veut pas ça tsé !

Le pire est que je n’ai pas de focus, toutes tâches de plus de 30 minutes me déconnectent et je dois faire les choses en plusieurs étapes, voir sur 2 jours. Je fais parfois les choses à moitié sans m’en rendre compte. En gros, c’est comme si j’étais une TDA dans le piton.

Suite dans le prochain épisode. 🙂

 

P.-S. Merci à tous pour votre support!

Pourquoi : La chirurgie Bariatrique

Comme plusieurs le savent déjà ou l’apprendront sous peu, j’entame une grosse étape dans ma vie.

Après une grosse bataille avec mon poids et quelques fatalités médicales (aka les ovaires polykystiques), j’ai dû me rendre à l’évidence que je ne serais jamais a un poids santé, surtout sans aide externe. Certains diront que d’être un gros est à un calcul calorifique simple et que seul la volonté fera foi de tout. Malheureusement, ceci fonctionne pour la majorité des gens et le sort laisse un certain nombre d’entre nous poireauter aux deux extrêmes, combinant plein de variables génétiques.

Donc, je me suis décidée : je vais faire la chirurgie bariatrique.

Cela fait 2 ans que je suis sur la liste d’attente. Mon médecin de famille, avant de partir à la retraite, m’a donné ce dernier conseil et support. Pour moi, la chirurgie était la fin de la ligne. Elle était l’excuse des « faibles » pour ne pas essayer assez fort. J’ai été confrontée à moi-même et force d’admettre que non, je ne suis pas faible, mais juste, en grande partie, impuissante devant mon code génétique.

Mon opération se fait demain, le 26 avril 2017. Pour les curieux, je passerai 4 jours en hospitalisation après l’opération d’une demi-journée. Opération qui se fait par laparoscopie, donc pas de très grosses cicatrices en vue.

Le rétablissement d’une telle opération est de trois mois. Ceci peut paraître long mais c’est le temps nécessaire pour réapprendre à mon corps à réintroduire tous les aliments, de liquide à solide et de protéines à féculents. Au début, si peu d’aliments entrent dans l’estomac que l’opéré ne possède pas assez d’énergie pour avoir une journée complète en santé, mais nous reviendrons sur cela.

Vous êtes déjà plusieurs à me poser des questions. Je propose donc de les compiler : continuer à me les faire parvenir et je ferai des réponses par blogues afin de vous informer à ce sujet. Pas de gêne, je serai un livre ouvert ! 🙂

À bientôt !

Le Fair Game

Je me souviens, lorsque je suis arrivée dans l’univers du professionnel, j’avais l’impression d’arriver dans la cours des grands. Ceux qui sont les adultes, des personnes sérieuses, qui se démarquent par une attitude exemplaire. En réalité, l’attitude des gens ne change pas beaucoup, peu importe ou tu te trouves dans ta vie. Seul le temps change les choses, certains ayant plus d’avance que d’autres dans l’apprentissage général.

Regard en arrière

Être un adulte a toujours une définition variable d’une personne à l’autre. En fait, tout est question de perception et donc, à partir de cela, chacun applique sa façon de voir les choses. La possibilité de s’accorder à 100 % sur la même vision est quasi nulle. La réalité est que l’humain est d’abord et avant tout conduit par ses émotions, ses envies.

J’ai appris, avec le temps, à prendre une distance face à ce qui était attendu en terme d’attitude et ce qui était possible. J’essaie d’appliquer le « fair game ».

J’ai remarqué que ceux qui étaient à leur affaire étaient souvent moins remarqués, mais estimés avec le temps. En étant organisée et pertinente, les demandes d’aide ou les levés de drapeaux sont pris davantage au sérieux. À l’inverse, si tout est toujours à la frontière de la catastrophe, les gens autour de cette personne s’essoufflent. L’élastique vient à atteindre un maximum, et la pertinence des paroles et geste est de plus en plus faible.

Anticipation et collaboration

L’humain a la faculté d’anticiper des actions avec l’expérience. Ceci peut être très utile et important. Or, avec le temps, l’anticipation peut devenir de la peur mal diagnostiquée. Il est important d’analyser si notre action est activée, ou pas, par la peur.

Il est toujours avantageux d’être en mode équipe, d’apprécier la collaboration active et l’harmonie. Ceci est avantageux pour les clients et l’entreprise, en plus d’assurer une meilleure ambiance de travail.

En fait, le fair game est de demandé de l’aide quand elle vraiment nécessaire (mais aussi d’en donner), de lever un drapeau pertinent, soulignant une problématique réelle et potentielle. Ceci assure une collaboration d’équipe plus complète, car la confiance est présente et le désire d’aider n’est pas toujours « challenger » sur la véracité de l’urgence.

 

deadpool ryan reynolds wade wilson pointing this guy has the right idea

P.-S. Pardonner les fautes.

Moi et mon marteau

Parfois, j’ai le bout des doigts qui me picotent. Cette sensation que les choses n’avancent pas, n’avancent pas assez vite. J’ai toujours su que j’étais une grande croyante de l’amélioration continue, mais je n’étais pas certaine où m’y situer.

Ce que je me suis rendu compte avec le temps, c’est qu’au délai de prôner l’amélioration continue, j’aime en faire partie. J’aime prendre les problèmes et trouver des solutions. Parfois, c’est une solution temporaire qui règle un certain pourcentage, ou qui résout une première phase, une suite devra venir prochainement. Parfois c’est la solution presque complète pour quelques années.

Cheminement

Rétrospectivement, je n’ai jamais voulu être chargée de projets. Lors de mon choix pour ma mineure au baccalauréat, j’avais complètement biffé ce point. Je trouvais la gestion de projet totalement inintéressant, limité et plate, plate, plate. Finalement, 1 an après mon diplôme, je suis devenue… chargée de projet. Comme on dit, seuls les fous ne changent pas d’idée.

Clairement, j’ai quelque prédisposition pour la gestion de projet (et potentiellement l’attitude aussi). Je ne trouve pas ça particulièrement difficile puisque j’ai un instinct développer pour cela. Étrangement, je suis une personne créative et non pas technique et ce qui me fait le plus triper représente souvent des défis de développement avec une résultante utilisateur assez complexe. Bref, des projets interactifs.

Ça m’a pris un certain temps avant de me trouver complètement dans cette réalité. Mais depuis plus d’un an, j’ai mis le doigt dessus : j’aime prendre un problème et bâtir la solution (on reparlera un jour de la définition complète de mon futur) . Travailler dans un monde sans normes, ça ne me stresse pas du tout. Je vais trouver une ou des solutions et les bâtir  avec mes collaborateurs jusqu’à obtenir quelque chose de fonctionnel.

Solution magique

Je ne crois pas à la solution magique. Il est difficile d’avoir 100 % de la solution dès le départ. Il faut savoir mesurer le nécessaire pour commencer, et isoler les « tant qu’à y être ». Les « tant qu’à y être » sont souvent les plus dangereux, car ils nous font souvent perdre le focus de la problématique. Souvent, nous perdons la vue d’ensemble et oublions l’arrimage de la solution dans l’existant. Le désir de vouloir tout changer est très humain.

Tranquillement, mais surement comme on dit. Le changement doit être global, mesurable et facilement implantable, à faibles couts. L’enjeu du changement est de ne pas trop y aller de gros coups, ou bien, d’y réfléchir à retardement. Un petit peu à chaque fois est la recette gagnante selon moi.

En gros, j’ai de la difficulté avec l’immobilité. J’aime quand ça bouge et surtout, j’aime quand ça bouge pour les bonnes raisons. J’pense que je suis hyperactive du cerveau. Ah ! pis moi et mon marteau !

 

hammer america thor captain

 

P.-S. Pardonner les fautes.

Image propriétée de Marvel

La critique

Récemment, j’ai eu à compiler le sondage d’une initiative bénévole. On y demandait les niveaux de satisfaction et offrait la possibilité de donner des suggestions. J’ai été impressionnée de voir à quel point les participants n’ont pas été constructifs.

La culture de la critique

Lors de mon entrée au cégep, une professeure en particulier a été très dure avec moi, ce qui a fait douter de mes compétences. Or, j’ai tenu le coup. À la fin de mon DEC, ce professeure m’a félicitée en me faisant un clin d’œil sur mon premier projet avec elle fait deux ans auparavant et en ajoutant qu’elle savait que j’allais réussir. Cette professeure enseignait le graphisme.

Dans le graphisme, on apprend que la critique fait partie de la vie du métier. On s’y perd souvent dans la sévérité. Un peu partout, peu importe la profession, la critique est utilisée pour parler de quelqu’un, d’une réalisation, d’une entreprise. On confond critique et opinion personnelle. Encore plus, on confond critique avec insatisfaction.

Le manque de solution

Malgré la bonne volonté des bénévoles de vouloir des suggestions constructives, les participants ont totalement échoué. Premièrement, moins de 30 % ont rempli la partie commentaires et suggestions et moins de 10 % y ont répondu adéquatement. Le formulaire a été bien monté, dans les règles d’un l’art du sondage et la compilation a permis d’avoir les informations escomptées. Or, malgré le message et la demande d’être constructif, le participant n’a pas pris l’opportunité.

Dans mes observations, je noté que nous critiquons presque systématiquement, bien que souvent inconsciemment, le travail des autres. Cette critique tend facilement vers le négatif en se camouflant devant la critique constructive et l’amélioration continue. Ironiquement, la critique touche souvent ce qui nous implique peu et le pire, c’est que c’est souvent plus fort que nous.

La critique constructive

À mon sens, la critique constructive n’existe pas : la critique est automatiquement un jugement. Or, il y a forcément des éléments positifs qui peuvent ressortir d’une bonne rétrospective. L’important est de ne pas confondre opinion et critique : ce n’est pas parce qu’on a une opinion qu’on est obligé de critiquer.

De plus en plus, je tente de donner une rétrospective honnête. Pour chaque contre, j’essaie de donner un pour. Quand quelque chose me chicote, j’essaie de trouver le vrai pourquoi afin de le résoudre. S’il y a un élément, je n’ai pas une solution à un problème, ou du moins une piste, je tente de m’abstenir. J’ironise à ma façon en me disant que la critique, c’est facile. Moi, je veux être en mode construction. Il est possible de mentionner des faits ou des observations qui ne sont pas des critiques, mais bien une rétrospective pour mieux avancer. C’est ce que je pratique actuellement 🙂 #leaderpositif

L’intrapreneure

La mode est à l’entrepreneur. Il y a beaucoup d’événements, de fierté médiatique et de présence pour lui. L’entrepreneur est extraordinaire et je suis toujours impressionnée par le risque que certains prennent, par l’effort qu’ils y mettent, par la passion qui brûle en continu dans son coeur. Mais si nous ne sommes pas un entrepreneur, que sommes-nous? Sommes-nous ordinaires au lieu d’être extraordinaires ?

Entrepreneurs vs moi

Étant carriériste, je me suis refusée à penser que j’étais ordinaire parce que je ne voulais pas entreprendre. Non loin de moi l’envie, j’ai été à mon compte et je connais la paperasse, la recherche de client, le livrable, le défi. J’ai toujours dit qu’il me manquait une douce moitié professionnelle pour devenir entrepreneur. Certains la trouvent, et ça donne des résultats incroyables comme là ou je travaille présentement.

Pourtant, j’ai la passion de mon travail, le désir de réussite : je suis une carriériste. Si je ne suis pas entrepreneure, que suis-je? Je me passionne pour la gestion de haut niveau et l’envie de bâtir. Je n’ai pas envie de faire cela seule, car je crois en le pouvoir d’avoir une équipe solide et d’avoir un leadership puissant. J’ai fini par trouver ma définition à moi en lisant des articles de gestion jadis : je suis une intrapreneure.

Les deux pieds dans l’aventure

Pendant que certains roulent les yeux sur ce terme, pour moi ça a beaucoup de sens. Je suis attachée à l’entité ou je travaille. Je suis incapable de ne pas m’y associer et de ne pas en être fière. C’est primordial : mon employeur doit avoir ce petit je-ne-sais-quoi qui fait que j’ai envie d’y être. Lors que je suis en recherche d’emploi, ceci fait partie de mes critères non négociables. Quand j’embarque, j’embarque les deux pieds dans l’aventure et je n’ai pas peur de la vitesse.

Le fait d’être un entrepreneur ne fait pas de toi quelqu’un ultime (bien que très impressionnant) parce qu’au final, il te faut des gens avec qui travailler, qui pourront t’aider à évoluer, à transporter ton idée, faire la job que tu as imaginé. Si tout le monde entreprend, on devient donc tous pareil, sans ajout, sans distinction. Il y en a qui accepte le train-train quotidien, qui ne désire pas la pression des décisions et de leadership et qui souhaite avoir des indications claires sans latitude. C’est correct et il en faut. Le but est de se connaître et de s’assumer.

L’hyperactive mentale

Quant à moi, je suis incapable de rester à ne rien faire ou à suivre quelque chose de brainless. Je dis souvent que je suis une hyperactive mentale. Je n’arrête pas de penser, toujours en train de brasser les idées, les questionnements, les solutions. Je tripe à concevoir sans même avoir des problèmes. Je capote à innover, même si c’est juste un petit peu à chaque fois. Je pense toujours à ce que je peux faire de mieux dans mon travail parce que ça m’anime.

Est-ce que j’entreprendrai un jour? Peut-être (il ne faut jamais dire jamais). Dans tous les cas, je sais ce que je suis : j’ai envie de pousser la réussite de mon entreprise, qui deviendra je l’espère une partie de ma réussite. Et surtout, j’en serai fière.

 

 

P.-S. Pardonner les fautes.

La colonne vertébrale

Qui se ressemble s’assemble comme dit le dicton. Il devient facile de s’assembler par entité avec des similitudes, car c’est réconfortant. Nos émotions et nos gestes sont alors plus justifiés, car nous ne sommes pas seuls à les vivre.

L’échange

Lorsque j’avais 16 ans, j’ai habité 1 an aux États-Unis, sans ma famille. J’ai fait une immersion complète et celle-ci m’a permis d’apprendre un anglais assez convaincant (parfois rouillé, mais c’est comme faire du vélo 😉 ). L’organisme orientant mon immersion organisait 4 camps par années avec tous les jeunes vivants cette expérience. Automatiquement, nous nous sommes associés ensemble. Par défaut, les Européens se tenaient ensemble, les Asiatiques aussi, ceux qui parlaient français et ainsi de suite. Bien sûr, certains étaient en mesure de passer d’un groupe à l’autre, mais c’était assez rare. Également, lors de l’immersion régulière, le groupe s’appelait entre eux, organisait des sorties, etc. Automatiquement, nous passions plus de temps  avec les jeunes en immersions que les Américains dans nos écoles secondaires.

Sans se poser de questions, il était plus facile de faire alliance avec des jeunes d’autres pays que les jeunes locaux. L’ironie est que nous devions nous adapter à plusieurs cultures différentes au lieu d’en assimiler une seule. Juste le fait de vivre l’expérience de transition, de tous vivre la distance culturelle était suffisante pour nous réunir et nous tenir pendant 1 an.

Dans le milieu professionnel, c’est la même chose.

Dans le milieu professionnel

Les designers se tiendront ensemble, les programmeurs ensemble, les administrateurs système aussi, ainsi de suite. Bien sûr, je parle ici de mon milieu, le Web. Or, le concept s’applique à tous.

Chacun de ces groupes est rassemblé par titre et responsabilités. En se réunissant, on se crée un environnement justifiable, parce qu’on nous ne sommes pas seuls à vivre cette émotion et cette expérience. Théoriquement, ce n’est pas dramatique. Or, ça devient gênant lors que ce groupe devient isolé par lui même et presque impénétrable.

Combien de fois avez-vous entendu d’un individu : « Ce n’est pas nous, c’est parce qu’eux font toujours ça. » « Vous ne pouvez pas savoir ou comprendre, vous n’êtes pas [rôle X]. ». En effet, la situation tombe souvent dans le blame game, dans la justification de ses émotions, et ce, par un groupe rassembler sur des intérêts communs.
Parfois, ce rassemblement donne des bonnes choses, c’est ce que j’aime appelé le collectif. Or, à partir du moment où le groupe devient réservé avec des critères avec lesquels les autres n’ont aucune chance, ceci devient nuisible, particulièrement dans un environnement de collaboration.

La colonne

Réellement, dans le Web, nous sommes tous interconnectés. Il est possible d’être au début du procédé, ou à la fin, ou au plein centre. Dans tous les cas, les professionnels du Web sont comme une colonne vertébrale : tout doit tenir ensemble. Si certaines décisions sont prises au début, considérant qu’il y a un droit acquis de pouvoir décisionnel, car nous sommes au début, toute la colonne en ressentira les effets, jusqu’à la fin. Il en va de même pour ceux qui sont au milieu ou à la fin, s’ils refusent de communiquer afin de diffuser leurs besoins, leurs difficultés et leurs appréciations, il ne devient pas possible de s’adapter et donc de faire une colonne vertébrale saine.

A priori, aucun groupe n’est fermé, outre que par sa propre volonté de l’être. Un groupe ne devrait pas être impénétrable, même si tu ne fais pas partie de ce qui le rassemble. Il devrait s’adapter, pour grandir et devenir plus solide. Être un professionnel, c’est aussi voir au-delà de ses responsabilités pour facilité le groupe avant ou après notre passage.

Quant à moi, je me perçois un peu comme le muscle qui tient toute la colonne ensemble. Ça peut paraître prétentieux. Mais, mon but ultime est d’être en mesure de faciliter la communication entre les groupes et d’avoir une colonne vertébrale saine et solide, pour que tous y trouvent accomplissement.  Je dis souvent que je veux devenir la passerelle entre les silos. Mais encore mieux, je veux que les gens crés cette passerelle entre eux, car cette communication devrait subsister sans mon implication. 🙂

Je vous laisse deviner dans quel groupe j’étais aux États-Unis. 😉

 

house

 

P.-S. Pardonner les fautes.

Oui je suis une carriériste

Ouf, ce mot fait peur et est souvent mal vu. Moi, je l’aime ma carrière, et j’aime penser que je peux aller loin en faisant un bon job. Cependant, l’attitude carriériste est souvent menaçante et attribue les qualificatifs d’agressivité ou d’impatience. Être carriériste, c’est aussi être très sévère envers soi même et, souvent, bien plus que le système.

Les formes

Grossièrement parlant, dans ma vision des choses, il y a deux formes de carriériste :

  • celui qui recherche le titre;
  • celui qui recherche les responsabilités.

Lorsque le premier peut être davantage nuisible que positif, il n’est pas carriériste pour emmener un résultat outre celui de son propre accomplissement. Son progrès personnel et, donc, son sens de l’importance sont souvent en priorité. Les résultats peuvent être présents, mais à son rythme, selon les mandats qu’il l’intéresse.

Le deuxième est souvent complexe et émotionnel. Il veut prouver qu’il mérite sa position et être digne les résultats demandés. Généralement, il n’hésitera pas à prendre les responsabilités, car c’est ce qu’il l’anime.

Bien que naturellement, dans ma description, le premier est plus négatif et le deuxième est plus positif, plein de facteurs entourent le professionnel. Il faut le voir pour sa complexité.

Les responsabilités

Moi, ce qui me fait triper, c’est les responsabilités. Aussi étrange que cela puisse paraître, j’aime être responsable et prendre le risque de ma décision. Je ne crois pas au blame game : je crois en la collaboration et je crois être en mesure de rassembler les acteurs ensemble, prendre le poids du fardeau et permettre à ceux-ci d’exécuter leur spécialité sans soucis. Autant mieux prendre le sac à dos au complet et s’assurer de finir au sommet tous ensemble.

Pour certains, responsabilité égal pouvoir. Bien qu’un peu de cela traine toujours comme la poussière derrière un camion, moi je le vois comme une légitimité positive pour créer un chemin de collaboration. Mon sens d’importance vient avec l’honnêteté de la prise en charge de mes responsabilités, sur son exécution et sur son résultat.

Obligée d’admettre

Je suis obligée d’admettre que oui, je suis carriériste, et que j’aimerais être en mesure de bâtir quelque chose (nous y reviendrons un autre jour). À ne pas si méprendre, je ne désire pas le pouvoir de cette tâche, je désire la mérité et en être digne.

Mon but professionnel est d’être une des meilleures et de mériter cette place. Ma prétention est que, si on travaille fort, qu’on tente de s’améliorer continuellement, qu’on encourage la collaboration, on ne peut que grandir personnellement et professionnellement. La façon de grandir, elle, dépend toujours de soi.

Prétention

Je sais qu’en écrivant cet article, je peux sembler avoir beaucoup de prétention. J’admets ce que plusieurs autres n’osent pas mentionner, écrire ou parler.

En finalité, ce que j’essaie de dire, c’est que je suis consciente de mes ambitions, mais je veux mériter mon avancement. Je ne bâclerai rien sur mon passage et j’essaierai toujours d’être fière de chaque instant où je me trouve, où je prends une décision. Nos responsabilités, il faut en être digne. Vaut mieux en être conscient que de l’ignorer pour mieux avancer.

Donc : oui, je suis une carriériste.

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P.-S. Pardonner les fautes.

Images propriétées de Disney

Le leader positif

Depuis plusieurs mois, j’ai pris une décision en tant que professionnelle. Après certains moments plus « challengeant » en tant que chargée de projets, et une certaine expérience qui s’accumule, la maturité commence a embarquée. Je ne dis pas être mon apogée, loin de là. On ne peut pas arrêter de progresser tant qu’on ne se décide pas 100 % accompli, ce que je ne pense pas faire dans ma carrière professionnelle de Sitôt!

Une envie de grandir et explorer m’a poussée à lire plein d’articles sur la gestion. Inévitablement, ceci m’a permis de m’inspirer des géniales initiatives de gestion à travers de très grandes réussites internationales. Ceci m’a également donné quelques claques dans la face et m’a poussée à me définir des nouveaux buts. Le principal? Leader positif.

Je ne me suis pas toujours considérée comme leader, mais ma forte personnalité a fait surface lors de ma vie collégiale et universitaire et n’a définitivement pas pu être cachée dans mon aventure professionnelle. Maintenant, je le dis haut et fort : je suis une leader.

La responsabilité du leader

Mais être leader n’est pas tout. Lors de mon exploration sous forme d’articles de gestion, un en particulier m’a marqué : le côté obscur du leadership (article que je vous suggère fortement). J’y ai vu certaines tendances de professionnels en position de leadership (tous domaines confondus) dans cet article, mais j’y ai surtout vu tout ce que je ne voulais pas devenir ou faire.

Être leader, c’est d’accepter de ne pas être parfait. À partir du moment où le leader n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités et cède à l’émotion (négative), il peut tout détruire sur son passage. Pour être quelqu’un qui bâtit, il n’est pas possible d’arborer la négativité. Ceci ne veut pas dire de ne pas admettre ses échecs, bien au contraire. Mais la conclusion à ces échecs sera « on fera mieux la prochaine fois parce qu’on a appris… » au lieu de « c’est de la faute à… ». Oui, parfois il y a des obstacles, mais le but est de trouver la solution et, au pire, s’y prendre mieux les prochaines fois.

Ma philosophie

Positif minion

Depuis ma nouvelle philosophie, j’ai eu la réalisation d’un projet super rapide, super gros, super tout. Bien que ce projet a demandé quelques heures supplémentaires, mon entourage a remarqué ce changement dans la façon de gérer la situation. Pourtant, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de stress ou d’enjeux. Il faut savoir appuyer sur les bons boutons aux bons moments et d’insister en cas de besoin. Or, ceci ne doit pas dominer la journée, la semaine, ton humeur, l’humeur de l’équipe. Au fond, on est maître de ce qu’on porte comme responsabilités. Et au final, ma journée était meilleure : plus dynamique, plus rapide, moins lourde. Finir sa journée est plus accomplissant même si tout n’est pas terminé, même si tout n’est pas parfait.

Au final, le plus gros gagnant dans l’équation, c’est toi le leader. Parce que tu deviens lourd, parce que c’est plus difficile pour l’équipe, même si tu n’es pas le problème d’origine. C’est mieux d’être positif et de bâtir quelque chose au lieu de bouder dans un cercle vicieux.

 

P.-S. J’ai une équipe formidable (et la meilleure!)

Comment faire un projet Web : 2 – Les contenus

La rédaction des contenus est si souvent négligée dans un projet Web et est le travail insoupçonné de nos clients! On nous engage pour faire la réalisation, que ce soit de l’architecture de contenu à la programmation, en passant par le design. Pourquoi? Parce que c’est ce que l’on fait tous les jours et que pour nous, c’est “facile”. Or, les contenus sont souvent oubliés dans un projet et leur rédaction est très rarement incluse dans un mandat. Pourquoi? Parce que c’est couteux. Mais, surtout, tout client sous-estime l’effort d’avoir une  rédaction de qualité.

Dans la réalité

Dans la réalité d’une production Web, les contenus sont un cercle vicieux. Les producteurs vous diront que pour bien faire une arborescence ou des maquettes en fil de fer, il faut avoir les contenus, ou du moins, un minimum pour commencer. D’un autre côté, un rédacteur Web vous dira qu’il doit voir les maquettes en fils de fer, la structure du site Web afin de créer du contenu. Pourquoi mettre ceci en une page si vous avez un paragraphe de texte à y mettre? Comment faire un site Web adapté si nous ne savons pas que cette page précise est, en fait, de deux kilomètres de long?

Dans les faits, il est important de déterminer une ligne rédactionnelle en harmonie avec le message que l’on désire passer. Il y a des règles de base pour la rédaction Web, mais rien de mieux qu’un professionnel qui produira des textes unique, simple, efficace et surtout, qui seront perdurer dans le temps avec un minimum de modifications.

Défaire pour mieux refaire

Oubliez vos anciens textes si vous êtes en train de tout défaire pour mieux refaire! Il n’y a pas de secret, un nouveau site Web = des nouveaux contenus, surtout si vous n’avez jamais pris le temps de les travailler. Le travail rédactionnel est un travail en collaboration avec le rédacteur et l’architecte de contenu. Idéalement, vous avez même un accompagnateur stratégique qui réunit ces collaborateurs dans le but d’assurer la continuité de votre stratégie. Faite l’exercice : lisez votre site Web, valider votre message : vous vous apercevrez que vos contenus se font vieux.

Aussi, des contenus travaillés permettront un meilleur référencement (SEO). Il ne faut pas se méprendre : les recherches sont de plus en plus peaufinées. Il ne suffit plus de quelques mots clés cachés  pour convaincre les robots d’indexation. Tout commence par le contenu, ensuite vient l’optimisation.

Pourquoi refaire une architecture de contenu sans changer et améliorer les contenus?

Politique éditorial

Aussi, demandez une politique (ou charte) éditoriale, ceci vous sera très bénéfique à travers le temps! Si vous avez beaucoup de contenus et plusieurs rédacteurs web qui contribuent, il faut définir une identité pour vos contenus Web, et ce, de façon claire. Elle deviendra votre guide et votre référence pour les années à suivre. Bien que parfois certains éléments semblent évidents, il ne faut pas laisser place à l’interprétation. La politique éditoriale diminuera les possibles confusions.

En conclusion, aussi bonne la réflexion stratégique et architecturale soit-elle, il faut boucler la boucle avec des contenus soignés, qui seront rendre justice au travail effectué. Ne négligez pas cette partie, car, en fin de compte, vous êtes le perdant dans l’histoire.

Comment faire un projet Web : 1 – La stratégie

Qu’est-ce que la stratégie? Selon notre grand et énigmatique Wikipédia:

Le mot stratégie est dérivé du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie « conduire », et par suite de l’italien strategia. Ce terme, qui est toujours lié à l’habilité à diriger et coordonner des actions afin d’atteindre un objectif, possède une connotation tellement positive qu’il est souvent utilisé avec un peu de grandiloquence (ou d’exagération) dans des domaines où en fait les termes politique, idée, concept, plan ou tactique seraient à la fois plus exacts et plus honnêtes…

Brièvement

La stratégie dans le monde du Web sert à diriger, mais, surtout, à trouver les vrais besoins du client. Trop souvent le client va vers un fournisseur en lui demandant des points précis en étant convaincu que c’est LA solution. Dans le domaine du Web, il ne faut jamais penser en solution, mais en but, en besoin, en public cible.

Le terme « stratégie » est utilisé, mais il est erroné. Le terme utilisé devrait être « accompagnement ». Que ce soit de l’accompagnement client ou de l’accompagnement stratégique, la stratégie est une partie très précise de l’accompagnement.

Dans le fond

La plupart du temps, on voit l’accompagnement (utilisons ce terme au lieu de stratégie) du mauvais œil majoritairement dû au montant qui y est attaché. Or, nous oublions souvent les possibilités offertes dans chaque étape d’un projet.
La métaphore la plus utilisée dans le projet Web est la construction d’une maison. Nous disons que les maquettes en fil de fer, c’est le plan de l’architecte. Or, un architecte ne fait jamais un plan pour faire un plan. Sinon, pourquoi en faire un nouveau à chaque fois? Il y a des objectifs devant un plan et il en va de même pour un site Web. La différence entre une maison et le Web? Le Web évolue chaque jour, chaque mois et chaque année. Il en sera alors de même pour un projet.

Lorsque le client est accompagné, il est guidé sur des objectifs à court, moyen et long terme.

L’accompagnateur s’assure de bien comprendre les besoins et les objectifs du client. Ce dernier formule le tout en éléments concrets comme les prototypes de haut niveau, qui eux, sert de guide pour l’architecte de contenu, qui est, spécifions-le, totalement différent des accompagnateurs stratégiques. Normalement, aucun accompagnateur stratégique ne devrait donner des directions techniques ou technologiques, car ce n’est pas non plus sa tasse de thé.

Jusqu’à… ?

Idéalement, l’accompagnateur devrait être présent environ 3 à 6 mois après le lancement du projet Web. Certes, il y aura un gros travail à faire avant et pendant le travail de l’architecte de contenu. Cependant, l’accompagnateur permet aussi la mise en place de mesure des résultats et il pourra, par la suite, aider à bonifier les résultats en analysant les succès et les échappés. Un accompagnateur peut être avec le client pour la vie entière d’un projet!

Pourquoi?

L’accompagnateur est aussi un spécialiste du Web qui est externe à l’organisation ou l’entreprise client. Il est d’ailleurs intéressant et bénéfique d’exposer la vision corporative à une personne externe à l’entreprise. Avec un bon accompagnateur, le projet trouve la balance entre la perception corporative et le besoin client. Il est normal de ne plus remarquer les détails lorsqu’on a le nez coller sur l’écran : il en va de même pour les employés et propriétaires d’entreprise. De plus, l’accompagnateur permet l’utilisation et l’actualisation des meilleures pratiques du Web selon les vrais besoins de son client!

Une des plus grosses erreurs est de penser que les spécialités du Web se travaillent en silo. Au contraire! C’est un travail d’équipe et de compréhension. Dans le but de faire le meilleur projet à chaque fois, il est important de bien préparer son coffre à outils. L’accompagnement stratégique est votre checklist pour dessiner votre plan.

L’envergure

Soyons aussi honnêtes: l’accompagnateur stratégique a le pouvoir, par la force des choses, d’influencer la nature du projet et par conséquent, son budget. Ce peut être plus ou moins de budgets, ça peut être une enveloppe similaire dans une direction que le client n’avait pas songée. Il faut oser un premier mandat en accompagnement afin de bien définir les besoins du projet qui permettra alors une meilleure évaluation budgétaire des attentes et des réalisations.

Vraiment?

La question qui me sil aux oreilles est la suivante : Est-ce que l’accompagnement est nécessaire? La réponse défie mon écrit ci-haut et je sens déjà mes collègues me bouder : non, ce n’est pas obligatoire. J’ai bien volontairement changé mon terme nécessaire part obligatoire dans ma réponse.

L’accompagnement stratégique n’est pas obligatoire ni nécessaire. Beaucoup d’entreprises n’en offrent pas. Et dans une certaine mesure, tous professionnels du Web (architecte de contenu, chargé de projet, designer) font un peu d’accompagnement stratégique. Cependant, moins nous étudions, moins nous avons de chance d’obtenir une bonne note. Votre projet obtiendra les résultats que nous sommes capables d’obtenir avec le temps que nous avons pour le penser et le réaliser.